1001 façons de te perde

Première façon de te perdre

Tu te rappelles lorsque nous nous sommes rencontrés ? On s’était déjà croisé, on s’était vite fait adressé la parole, mais jamais nous n’avions vraiment discuté de nous, de nos centres d’intérêt et de qui nous étions. Et puis il y a eu ce week-end où l’on est descendu entre potes. Tu devais partir tôt le lendemain, et pour tout le week-end. Mais tu avais accepté de nous laissez ton appartement si besoin. La soirée avait été bien sympa et on était rentré chez toi. Nous étions plusieurs à être descendu et tu avais accepté d’héberger 3 d’entre nous. Il y avait Corentin et Keyla. Je me rappelle être entrée chez toi, et j’ai été surprise. Sur le moment je ne savais pas pourquoi ton appartement m’avait surpris. Mais je m’y suis sentie tout de suite à l’aise. J’y étais bien, et il m’a paru tout de suite agréable vivre. En y repensant, ça me parait évident, parce que c’était parfait. Ton appartement, ta chambre, tes livres, tes figurines et toi. Tout était parfait.

Nous avions continué la soirée en riant, discutant et jouant à des jeux débiles, tu sais ceux où le but est de toujours répondre honnêtement et de découvrir les secrets des autres. C’est comme ça que j’ai découvert que tu étais célibataire. Et puis le matin commença à percer. Keyla tentait tant bien que mal de ne pas s’endormir sur le canapé et Corentin quant à lui était écroulé par terre. Je crois même me rappeler qu’il ronflait. Et toi tu devais pas trop tarder, car il fallait que tu te partes et donc que tu te prépares. Tu m’as proposé de me reposer sur ton lit. Et je me suis assoupie. Tu es revenu me voir juste avant de partir pour me dire au revoir.

Je me suis dit que je ne pouvais pas te laisser partir comme ça. J’allais le regretter. Et puis qui ne tente rien à rien ? La fatigue aidant à la rapidité de ma réflexion je me suis levé et je t’ai rattrapé. Tu étais sur le pas de la porte tu t’es retourné vers moi. Et là j’ai posé les questions les plus absurdes qu’il m’ait été permis de poser à un garçon.

– Tu as une fille en vue ?

– Non.

– Alors je peux t’embrasser ?

– Oui.

Ce fut le premier baiser qu’on a échangé. Et de mes souvenirs, il n’était pas hésitant, ni maladroit. Un baiser qui ne signifiait pas grand-chose, mais que j’ai tout de même trouvé fougueux. Un baiser, juste un seul, et tu es parti.

——

Tout aurait pu s’arrêter là. Tu aurais pu passer à autre chose. Tu aurais pu oublier que j’existais. Après tout, ça n’avait aucune signification. Ce n’était pas comme si on cherchait plus l’un comme l’autre. Ce n’est pas comme si on se connaissait plus que ça. Mais au-delà de se baiser aux aurores je me suis rendue compte que je voulais apprendre à te connaître. Que l’image, peu importe soit elle, que je me faisais de toi n’était pas la bonne. J’ai attentivement listé tous les livres et mangas qui étaient dans ton étagère en me disant que toi et moi on partageait bien plus de choses en commun que ce que j’aurai pu croire.

Et si tu ne voulais pas apprendre à me connaître ? Et si tu ne voulais en savoir plus. Et si tu t’en moquais de moi ? Et si tout s’arrêtait là ? A se baiser. Si nous n’avions pas cherché en savoir plus l’un sur l’autre jamais je n’aurai eu la chance de t’aimer. Dès cet instant j’ai failli te perdre alors que nous n’étions encore rien l’un pour l’autre…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

I accept that my given data and my IP address is sent to a server in the USA only for the purpose of spam prevention through the Akismet program.More information on Akismet and GDPR.