Just another article,  Souvenirs du passé

Rêve ta vie en couleurs – Partie 2

L’Alice aux cheveux rouges

A l’IUT, ça a vraiment été la période de la découverte. Logement étudiant, on quitte papa et maman, nouvelle ville, nouvelle école, nouvelle formation … Je suis mélangé entre angoisse et excitation. La veille de la rentrée, mon papa me dépose dans mon nouvelle appart et je passe la nuit en pleure. Mais qu’est ce que je fou là ?!

Le lendemain c’est la rentrée. On est une promo de 80 dont 8 filles. Et oui, filière informatique donc majorité de garçons. Et ça me convient très bien. Les filles c’est fourbes, mesquins, espiègles, bref j’aime pas les filles. Ayant trois grands frères, me retrouver entouré de garçons, ça me rassure. J’ai toujours été un peu garçon manqué et donc très loin des clichés féminins. Le maquillage, je ne sais pas l’utiliser et je connais le rouge à lèvres que je finirais par mal mettre et le crayon noir pour les yeux que je ne sais poser que d’une façon et le fard à paupières qui me donne l’air d’un camion volé. Donc, autant vous dire que je n’utilise pas grand chose en dehors du crayon. Parmi les filles présentes, il y en a une qui ressemble à une poupée, et sur le coup, je me suis demandé ce qu’elle faisait là. Elle avait tout d’une fille alors pourquoi être en informatique ? (Bonjour le cliché haha)

Le courant passe bien avec 2 d’entres elles, on papote bien et rigole bien mais ça s’arrête là. Les autres, je ne m’en suis pas spécialement occupé, les filles me font peur et elles ne m’inspiraient rien de bon ou alors l’occasion ne s’était juste pas présentée. Sauf elle, Alice. La première fois que je l’ai vu je me suis sentie nulle, elle avait les cheveux rouges, comme moi. Comme si je l’avais copié. Et lors de la présentation de rentrée, elle était assise pas loin derrière moi avec un garçon bruyant. Et j’ai entendu des bribes de leur conversation. Ils commentaient les filles présentes et le ton du garçon ne me rassurait pas. Ils riaient ensemble en parlant de nous, les 7 autres filles, et je me suis sentie mal. Instinctivement, j’ai pensé qu’ils se moquaient de moi, de ma couleur. Je devais la porter bien mal comparé à elle…

Finalement on a découvert nos groupes de TD et TP. La promo était découpé en 6 groupes de TP. J’étais dans le groupe 2 avec Alice. Sincèrement, j’ai eu peur. Ne me demandez pas pourquoi ! En TD, nous étions en cours avec le groupe 1 et il n’y avait aucune fille dans leur groupe. Pourquoi j’étais en groupe avec Alice ? N’aurai-je pas pu être dans le groupe 1 ? J’ai réussi à sympathiser avec 3 garçons du groupe 1 et ainsi j’ai pu demander à changer de groupe. C’est bête mais ça me rassurait énormément…

Je m’éloigne un peu du sujet principal qui sont mes cheveux mais je vous rassure que c’est pertinent. (Cette phrase me fait pensé à la revanche d’une blonde haha)

Finalement, il se trouve qu’Alice était une fille simple comme moi. Qui préférait la compagnie masculine car elle n’était pas à l’aise avec tous … toutes ces choses de filles. Je l’ai su parce qu’elle m’a abordé en parlant couleur de cheveux et qu’au bout de son quatrième message elle m’a exactement dit :

Désolée, dis moi si je t’embête mais c’est pas souvent que je peux parler avec une fille ^^

Oui, j’ai remonté notre conversation Messenger, oui j’ai galéré comme jamais.

Alice est devenue ma meilleure amie. Elle sera mon témoin à mon mariage. Aujourd’hui, elle est la personne qui me connait le plus. Et c’est grâce à nos couleurs de cheveux que l’on s’est rapproché. Et aujourd’hui encore on parle cheveux et colorations ensemble. (D’ailleurs, un jour elle m’a dit qu’elle pensait arrêter de faire des couleurs. Et à l’époque j’ai eu très peur. J’avais peur de la perdre si on ne partageait plus ça.)

Et pour le plaisir, quelques photos de l’époque, parce que je suis nostalgique.

A la découverte de soi

Comme je l’ai dit, l’IUT a été synonyme de découvertes et surtout de celle de soi. A l’IUT, j’ai grandis, mûrit, évolué, découvert l’humour … C’est le moment où chacun passe de l’âge bête à l’âge adulte progressivement. Et comme me l’a si bien dit Alice : On est plus au lycée, on peut se dire les choses en faces.

Je me suis beaucoup cherchée à l’IUT, perdue aussi. C’est la période de la vie où on se pose beaucoup de questions, on se cherche. Savoir qui j’étais, réellement c’était dur. Au fond, tout ce que je voulais, c’était avoir un groupe d’ami et être aimé. Mais j’étais nulle en relations humaines (je ne suis toujours pas très douée même si ça va mieux) et cela a été une période cacophonique dans ma vie. Malgré tout, j’en garde les meilleurs souvenirs.

Alice m’a fait découvrir la coloration chez le coiffeur. Chose que je n’avais jamais faite. On avait un salon pas loin de l’IUT avec des prix très abordables et c’était notre petit plaisir. (Surtout pour sécher un cours d’anglais)

Je ne saurai pas dire toutes les couleurs que j’ai faites mais j’ai expérimenté d’avoir 2 couleurs. Une principale sur le dessus de la tête et les pointes d’une autre. La première que j’ai expérimenté à été le noir avec les pointes rouges. J’avais tellement aimé le noir que j’y suis vite revenu après quelques temps au rouge. Qui délavait en roux. Et j’ai réussi à avoir un roux que je trouve plutôt sympa. (Bonjour la tête d’ahuri !)

Non j’étais pas émo mais pour le coup, ma coupe de cheveux s’y prêtait bien. Et en photo, j’aime beaucoup m’amuser. Finalement, un jour j’ai décidé de changer radicalement, je voulais du blond. J’avais fait du brun, du noir, du rouge, une tentative ratée de roux, il me fallait essayer quelque chose de nouveau. Et la rentrée scolaire, pour mon redoublement, a été un bon moment pour partir sur du blond.

Ce redoublement je le voulais. Déjà parce qu’il n’est pas automatique à l’IUT, je me sentais vraiment bien à l’IUT et j’ai redoublé avec un ami. En redoublant, j’ai pu devenir cette fille que j’avais toujours voulu être. Vous savez celle qui connait l’école, qui vient vers toi, le nouveau, et qui t’explique les bons bails. Cette fille qui donne l’impression d’être sûre d’elle et confiante. J’ai pu l’être pendant cette année-là et c’était le pied.

En revoyant cette photo, j’ai mon coeur qui se sert, ma chaîne, combien de fois j’ai pu la coincé dans les chaises de l’IUT. William, merci pour toutes les fois où tu m’as aidé à la décoincer. J’ai dû la casser un nombre incalculable de fois. Et elle me manque… (Hop, aliexpress, chaîne, commander… Oups) Allez, j’admire encore un coup cette photo et l’époque où je n »avais pas de ventre, de beaux mollets et de belles cuisses. Haaaaaa, c’était la belle époque…

Mon rêve en terme de coloration, c’était le bleu. Mais je n’avais tellement pas le courage de faire du bleu à l’époque. Donc, j’ai tenté de faire une mèche bleu et une mèche rose sur mon blond pikachu. La rose a clairement tenu 2 jours (et encore je suis généreuse). Par contre, le bleu s’est bien bien accroché. Je sais que j’avais pris des photos, mais la seule que j’ai retrouvé est … comment dire… spéciale. Je vous laisserai découvrir plus bas (quand je dis que j’ai pu m’amuser avec les photos … ). Cette mèche bleue était tellement tenace que lorsque je suis retournée chez le coiffeur refaire mon blond, la coiffeuse m’a demandé si on mettait de côté la mèche ou si on décolorait aussi. Je lui ai dit de faire comme si elle était pas là. Et ben, la garce de mèche a pas bouger d’un poil ! Moralité, le bleu c’est très tenace ! Je sais que j’ai fait des photos sympa de ce blond magnifique que m’avait fait la coiffeuse mais impossible de remettre la main dessus. Donc, vous aurez le droit a une photo de moi qui fait la licorne avec une paille. Car oui, l’IUT a été la période où j’ai eu mon déclic licorne.

Le bleu, le bleu, j’en rêve. Mais je manque tellement de courage. Alors d’une mèche je suis passé au chocolat avec des pointes bleus. Et, mis à part que je me suis un peu fail sur la séparation des deux, c’était tellement beau ! Mais le bleu ça délave… Bizarrement. Et mes cheveux après avait une couleur plutôt spéciale … J’ai opté pour la solution radical, j’ai coupé les pointes.

J’avais mon roux délavé et mon amie Camille m’a déposé chez son coiffeur pendant que j’étais en vacances chez elle. Il fallait faire quelques chose pour mes cheveux. Je voyais bien un rouge violine. Dans la voiture, on papotait de ces choses sympas qu’il faudrait faire mais qu’on osera jamais. Et on a parlé d’avoir un côté rasé. Y a eu une vague de mode à l’époque. On en parlait mais c’était avec le ton du « je le ferai jamais ». Des couilles ont dû me pousser au moment où je me suis retrouvé assise dans la chaise et que la coiffeuse m’a demandé : Qu’est ce que je vous fait ?
On rase un côté !

D’ailleurs ma mèche n’a jamais été aussi épaisse. On notera aussi la tentative de crayon bleu sous les yeux … Je vous l’ai dit, le maquillage et moi on n’est pas copain.

Quand j’ai retrouvé Camille elle était sur le cul.

Ah, tu l’as fait ?!

On a qu’une vie. Et c’est le genre de chose, il vaut mieux essayer quand on est jeune.

J’ai gardé mon côté rasé quelques temps. Avec des couleurs rouges, rien de très orginal. Mais j’ai finis avec un rouge tirant beaucoup sur le rose tout en laissant repousser mon côté rasé. Et puis l’été est arrivé et avec, la fin de l’IUT. Et mes cheveux ont finit avec une sorte de rouge délavé. Encore une fois…

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