Souvenirs du passé

Second souvenir du passé : Les garçons du collège

J’admirais les filles du collège oui, (voir article ici) mais je les jalousais aussi. Elles transpiraient la perfection jusque dans leur échanges avec les garçons. Vous connaissez ces clichés dans les films où la plus belle fille de l’école sort avec le beau gosse de l’école ? Hé bien c’était un peu ça aussi au collège. Je me rappelle surtout de 4 garçons qui étaient dans mes classes. Tout d’abord Thomas, mignon, intelligent, sportif, souriant et tant d’autres qualités et adjectifs que nous les filles pouvions lui trouver. On peut résumer ça en : le beau gosse que toutes filles admiraient secrètement. Le genre de garçon que tu sais pas comment aborder. Et le jour où enfin on arrive à lui adresser la parole, notre cerveau décide de se déconnecter et là … c’est la merde ! On bredouille, notre gorge émet des sons étranges qui ressemble à des mots, on s’emmêle… Je ne sais pas si ça vous arrive toujours mais je pense que c’est au moins arrivé une fois à chacun d’entre nous fille comme garçon ! Devant Thomas on a peur de paraître ridicule, on veut faire bonne figure, et l’idéal serait de réussir à l’impressionner. Et là ! Le jour où il vous adressera la parole vous y repenserez pendant des jours. Comme si c’était un instant magique et unique. Alors qu’il vous a simplement demandé de lui prêter votre gomme !

Il y a des jours où vous rêvez. Votre esprit vagabonde et voilà qu’il s’intéresse à vous, ne voit plus que vous. Il est votre prince charmant et vous sa princesse. Et il y a des jours où vous déprimez parce que c’est impossible qu’il s’intéresse à une fille comme vous. Surtout à côté de ces autres filles merveilleuses en tous points !

Je n’appellerais pas ça un amour de jeunesse mais plus une admiration forte et platonique. Parce qu’en rien cela ne s’apparentait à de l’amour. Mais enfant, bien souvent, l’amour, on y connait pas grande chose.

Thomas n’était jamais seul. Franchement, c’est vraiment le cliché des films pour nana. Le beau gosse avec son meilleur ami, qui est pas dégueu non plus, le groupe de jolie fille populaire et intelligente, et toi, toi la pauvre tâche au milieu de tout ça…

Bryan, le meilleur ami de Thomas, était aussi très sportif, mignon et plein d’autre qualité. Mais comme les filles n’avaient d’yeux que pour Thomas, cela rendait Bryan bien plus simple à aborder. Il était simplement moins impressionnant bien qu’au final la conversation n’était pas son fort. Mais j’ai de bon souvenir de cours de math où on se challengeait en classe. Lui, Thomas et sûrement d’autres personnes mais je ne m’en rappelle plus. Je me souviens simplement que pendant ces cours je me sentais comme un poisson dans l’eau. Les mathématiques j’aimais ça et je m’en sortais très bien. Et c’était un peu ma fierté. J’avais au moins ça.

Au final j’ai peu de souvenir de Bryan, parce qu’après avoir essayer d’échanger avec lui j’ai vite abandonné ne sachant juste pas comment l’aborder. Et, il ne le faisait surement pas exprès, mais son visage peu expressif donnait l’impression qu’il avait quelque chose à te reprocher sans jamais dire quoi. Une expression fermé et peu amicale de mon souvenir d’enfant.

Thomas et Bryan faisait tout ensemble, les amis inséparables. Et comme tout bon cliché, Thomas est sorti avec Harmonie et Bryan avec Élisa. Bon, j’en parle comme un film de nana, mais je n’en suis pas l’héroïne. Je me remémore juste certains souvenirs et comment mon cerveau les interprète.

Thomas et Bryan, c’est les gars sportifs et balèze qu’on a envie d’impressionner. Surtout quand on est un peu (beaucoup) garçon manqué comme moi. On veut faire pareil. Parce que de toute façon faire comme les filles c’est trop compliqué. C’est plus amusant et accessible de faire comme les garçons. Ils grimpent là, alors il faut que je grimpe là. C’était aussi bête que ça. Au final, c’était un peu comme mes modèles à l’école.

Le troisième garçon à m’avoir marqué durant mon enfance et dans cette école c’est Jordan. Jordan, c’est bizarre à expliquer. C’est le genre de gars quand il est en petit groupe, il est super sympa, on rigole bien, on discute et tout. Franchement le bon pote. Et quand il est avec tout le monde c’est… De mon point de vue, avec du recule, ça donnait l’impression qu’il assumait pas qu’il m’appréciait. J’étais clairement son souffre douleur. Pourquoi est ce qu’il était comme ça ? Je n’ai jamais compris. Mais j’en ai vu des vertes et des pas mûres qui, quand tu es enfant, sont vite humiliantes, marquantes ou cassantes comme expériences. Il m’a jeté dans les rosiers, volé mon manteau pour le mettre dans la poubelle, pressé l’éponge du tableau au dessus de la tête et j’en passe. Mais le plus dingue c’est que j’arrivais pas à lui en vouloir. Parce que quand on était seul il était juste le petit garçon qui avait envie de rigoler avec une copine. Jordan, c’était un peu le « guignol » de la classe. Dans le bon sens du terme. Il faisait des vannes. Il était pas forcément très bon mais il débordait d’une joie de vivre qui amusait tout le monde et donnait le sourire.

Je ne pense pas il ait été volontairement méchant… Je pense, avec du recul, qu’il ne savait juste pas comment se comporter avec moi. Et quand on est enfant on ne se rend pas compte du mal qu’on peut faire avec nos mots et nos actes. Un jour nous étions en sortie scolaire dans la montagne avec ma classe. Je m’étais isolée et je ne sais plus à cause de quoi mais je pleurais. Et quand il m’a vue il m’a dit  » Qu’est ce tu fais là ? Tu vas te suicider ? Ce serait cool non ? « … J’ai beau me dire qu’il était enfant… De tel mot…. Je n’arrive pas à comprendre et excuser qu’il est pu dire ça.

Il m’ai impossible de compter le nombre de fois où j’ai pleuré à cause de lui. Et combien son attitude envers moi à œuvrer à me casser. Mais j’avais tellement soif d’être acceptée à la même valeur que les autres, tellement soif d’amitié et qu’on m’aime que je ne lui en ai jamais vraiment tenu rigueur. Les blessures étaient là mais je n’en reparlais plus… Franchement Jordan, ça me dépasse totalement, même aujourd’hui….

Le dernier garçon dont j’aimerais vous parler est arrivé en dernière année dans cette école, en 3ème. Valérian est intégré dans la classe et n’a eu aucun problème à trouver sa place. Valérian n’était pas prise de tête, drôle, simple et un peu bad boy. Je l’appréciais bien car il ne me jugeait pas ni ne me rabaissait. Il n’avait pas honte de me parler ou de rire avec moi devant les autres. Et… ça fait bien fou, vous n’imaginez même pas. Je me sentais enfin comme une personne normale. Il m’adressait la parole sans gène, demandait mon avis et il me faisait rire. Il était vraiment super chouette. Son style vestimentaire détachait un peu avec celui des autres garçon de l’école mais il montrait une assurance et une confiance en lui qui faisait que c’était normal et que cela lui allait bien. Tout le monde semblait l’apprécier.

Depuis un an environ, j’avais enfin un téléphone portable et lui et moi parlions beaucoup par sms. Par ce que oui, j’avais la chance d’avoir un forfait SMS illimité ! Les premiers de l’époque !

Ce qui m’a le plus surpris c’est que je l’appréciais mais je n’envisageais absolument rien derrière. Mes souvenirs me font défaut, mais je crois de mémoire qu’il m’avait dit un truc du style :

Je vais t’aider à t’intégrer.

Alors déjà, moi ça m’avait fait beaucoup rire, car je n’y croyais pas. Et même si j’espérais secrètement que ce soit vrai, je ne l’aurais jamais avoué car sinon on se serait moqué de moi d’y avoir cru.

Un beau jour il n’a pas eu honte de dire que oui je lui plaisais mais que j’avais refuser de sortir avec lui. Je n’y comprenais vraiment rien et son attitude était déroutante.

Quand je lui ai demandé pourquoi il disait ça, il m’a dit répondu que comme ça les gens allaient changer leur regard sur moi. En y repensant, je pense qu’il essayait de me placer au même niveau que les autres et de me rendre « désirable ». Car, si Valérian pouvait être intéressé par cette fille que tout le monde rejette, peut être que finalement elle valait quelque chose.

Je ne sais pas si c’est dû à ça mais de souvenir mon année de troisième a été plus supportable.

Son geste, sans rien attendre en retour, sa gentillesse naturelle, et juste sa façon de me considérer comme un être humain, comme une jeune fille et comme une personne normale, m’a énormément touchée et reste un des meilleurs souvenirs de mes années de collège. Alors que tous me rabaissait, lui m’a accepté sans en avoir honte. Valérian, si un jour tu passes par là, merci. Merci infiniment.

Et pour information, non je ne suis pas sorti avec lui, je l’appréciais beaucoup mais à l’époque j’avais des vues sur un autre garçon. Par contre lui et ma meilleure amie partageait énormément de chose en commun et sont sortit ensemble quelques mois de souvenirs.

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